Ce surnom médiéval de métier est bien en rapport avec ses vieilles racines germaniques :

Ast = branche / hari = armée

qui traduisent d’après les auteurs spécialisés, le « fabricant de hampes pour lances ». A une époque où tous les guerriers cavaliers en étaient équipés l’activité des « astiers » devait donc être importante. L’appellation conservera d’ailleurs son sens jusqu’au Moyen Age et désignait toujours les artisans forgeant des piques et taillant des hampes.

Les Pennois vivant à l’époque médiévale ou au plus tard sous la Renaissance, ont certainement connu une famille ASTIER d’agriculteurs, celle qui donna son nom à la ferme dite du « Champ d’Astier » au quartier du Plan et actuellement tenue par la famille ROMAN depuis le début du XVIIème siècle au moins. Ce foyer Astier a donc émigré. On va le retrouver disséminé dans les villages du Moyen Var et de sa rive gauche et son histoire n’est pas sans rappeler celle des Lautard ou des Maurin. Au début du XVIIème siècle on connaît un « capitaine » Mathieu ASTIER à Touët-de-Beuil. Puis en 1708, la famille de LOUIS est recensée à Puget-Théniers. Ensuite avec le seul recours de nos archives municipales, il faut attendre le milieu du XIXème pour voir apparaître deux membres cultivateurs probablement frères et originaires de La Croix :

- ANTOINE (LC v.1860-) épouse Françoise MICHEL. Leur fille Marie Rose Antoinette (LC1889-1954) et son époux Léon Louis Séverin GAYDON sont les parents de Francia = WITZEL et de ses frère et soeur ;

- JOSEPH LOUIS (v.1850-) s’installe à Puget-Rostang où il épouse Joséphine MAURIN. Leur fils ROSE MARIUS LOUIS (PR1889-1932) s’établit à La Penne en devenant propriétaire à La Crouette. Il avait épousé Marie Rose GAYDON de Puget-Théniers qui lui donna trois filles :

-- Augusta Marie Jeanne Joséphine (1920-1962) mariée à Auguste Charles CORNILLET ;

-- Juliette Louise Eugénie (1924-1933) ;

-- Aline Césarine Mélanie (1924) l’épouse de Jean VEROLA de Nice.

- enfin, est à mentionner l’existence d’un membre ascrossois en apparence isolé, révélant peut-être une branche spécifique à cette commune. Il s’agit de Marie (AS v.1830-) qui fut marraine de Joseph Rémy d’AUTHIER en 1860.

En résumé, grâce aux ASTIER des liaisons par entage ont pu s’établir avec plusieurs familles pennoises actuelles, développant une large parentèle de consanguinité. Elle intéresse la descendance WITZEL via les GAYDON, celle d’Auguste CORNILLET et Aline épouse VEROLA. Mais la progéniture ASTIER concernant La Penne, essentiellement féminine, n’a pas permis l’ancrage du patronyme que représente encore Aline née Astier.