L’anthroponymie du patronyme JOFFRET a déjà été analysé à propos de la famille Giauffret. Celle de BOCHET est issue d’une forme « francisée » du diminutif occitan et médiéval BOSQUET ou plus couramment, BOUSQUET signifiant « le petit bois ». Car leur racine commune est le terme roman bosc, équivalent de « bois ou forêt » en langue d’oïl. L’ancêtre qui donna son nom à la famille devait donc habiter près ou dans un petit bois ou bosquet et devenu toponyme. Puis BOSQUET évoluera ultérieurement en BOCHET, le préfixe guttural bosqu...ayant cédé la place à la forme chuintante boch...

L’auteur de la généalogie des BOCHET à La Penne se prénommait HENRI JOSEPH (0/0TL, v.1892-). C’est donc un pupille de l’Assistance Publique qui vient renforcer la démographie pennoise et va s’intégrer aux familles de vieille souche du lieu en épousant Marie Thérèse DAUMAS (v.1900-). Celle-ci est membre de la grande arborescence générée par le patriarche Thomas (v.1750-) à laquelle appartiennent déjà, Angélique = NOLLET, Rose = LAUTARD, Claire = ROMAN et de nombreux autres membres alliés aux DROGOUL, RAYBAUD, JOURDAN, etc.... Du coup, la famille BOCHET entre dans l’immense parentèle de consanguinité tressée par les Daumas et l’on peut dire que la progéniture de HENRI JOSEPH est aujourd’hui apparentée à l’ensemble de la population pennoise de vieille souche. Son épouse lui donna trois enfants dont deux cadettes nos contemporaines qui occupent toujours leur propriété familiale du Haut Pinaud :

- LUCIEN ANTOINE CLEMENT (1920-1984) épouse Andrée RAYBAUD de Puget-Théniers. Leur fille Simone est décédée (+1994) ;

- Ida (1922) épouse Simon César JOFFRET (0/0, A.P.1913). Leur fils EDMOND (1944) est marié à Monique. Le couple a deux enfants, EMMANUEL et Isabelle.

- Paula Francine Andréa (1931), célibataire.

Donc la branche aînée et agnatique des BOCHET s’éteint avec LUCIEN. Mais sa soeur Ida par son mariage fructueux, établit un relais permettant l’ancrage et le développement d’un nouveau patronyme assuré par une descendance. L’importance des renforts venus « d’ailleurs » est ici illustrée de fort belle manière car intervenant sur deux générations successives et conduites par des orphelins de l’A.P.