Ils sont fréquents en Provence et bien connus dès les Xème-XIème siècles comme l’attestent les chartes de St Victor entre autres. Le nom alors latinisé en Amelius, connaissait aussi à la même époque sa forme romano-provençale définitive de AMIEL. Il s’agit d’un nom dérivé de « ami » par atténuation car cette appellation signifiait « amant ».

Les Pennois qui vivaient sous la suzeraineté des premiers comtes-rois de la Maison d’Anjou au Moyen Age, connaissaient bien les AMIEL en tant que compatriotes. En effet en 1308, RAIMOND cultivait des terres sur notre terroir pour le compte des Templiers comme ses voisins, Autran et Pierre LAUTARD ou Guillaume CASTEL déjà rencontrés. En 1343, les familles de GUIGUES et GUILLAUME AMIEL sont déclarées imposables à La Penne. Celle de GUIGUES le demeure encore en 1364. Ensuite, il ne sera plus question d’eux avant longtemps. Les AMIEL quittent définitivement la commune mais ils ne sont pas loin ! Le dénombrement de Puget-Théniers en 1708 y situe les familles de PIERRE, LOUIS et ETIENNE. Il faudra attendre le XIXème siècle pour les retrouver à Saint-Antonin avec une implantation probablement plus ancienne. A cette époque, JOSEPH (SA v.1850-) eut de Thérèse SAVINIEN (de l’hospice de Toulon - 0/0-+1923) au moins une fille, Thérèse Joséphine (SA 1871-1953). Elle fut l’épouse de Joseph Marius ROMAN de Pinaud (1867-1953). Ce sont donc les grands-parents maternels de nos contemporains : Marthe = ASTEGGIANO, Yvette = BRUSCHI, Louisette = REGIS, CLAUDE « de Michel » et feue Josette = BOSSA.

En résumé, après une longue absence les AMIEL réintègrent le patrimoine familial de notre Communauté pour contribuer au développement de la branche collatérale des ROMAN dite de Pinaud au XIXème siècle. Même l’apport d’un seul membre peut être déterminant comme le montre ce premier exemple.